Table ronde du samedi 29 avril 2017 Hôtel Maison Blanche (Avenue Mohamed V) à 9h

29 Avril 2017

Présentation du livre « Contributions du Cercle Kheireddine : pour un modèle de développement tunisien renouvelé »

 « Nouvelle chance» : une approche originale pour faire face au chômage des jeunes

Le programme de cette matinée se présente comme suit :

-9h- Accueil/café de bienvenue pour les participants

-9h30- Présentation et discussion du livre « Contributions du Cercle Kheireddine : pour un modèle de développement tunisien renouvelé »

 -Intervenants :

  • Monsieur le professeur Mohamed Dachraoui, ancien Président du Cercle Kheireddine
  • Monsieur Afif Chelbi, Président du Cercle Kheireddine
  • Monsieur Holger Dix, Représentant Résident de la Fondation Konrad Adenauer

 

-10h15- « Nouvelle chance » : proposition d’une nouvelle approche de traitement du chômage des jeunes, Présentation du professeur Karim Ben Kahla

-10h40-11h: Témoignages d’intervenants et de jeunes bénéficiaires du programme « Nouvelle Chance »

 

« Nouvelle chance » : une approche originale pour faire face au chômage des jeunes

Le chômage des jeunes constitue le principal défi et sujet de préoccupation des tunisiens. Depuis 2011, le nombre des exclus du marché de l’emploi ; et plus particulièrement les diplômés parmi ceux-ci, n’a cessé d’augmenter. Un chômage aux répercussions économiques, sociales, politiques et même sécuritaires fort importantes.

Plusieurs solutions ont été mises en œuvre par le ministère de l’emploi et de la formation professionnelle sans réellement donner l’effet escompté. La courbe du chômage ne s’est pas inversée, beaucoup trop de jeunes ont perdu espoir et la confiance entre ceux-ci et l’Etat semble cassée.

L’Association Nouvelle chance Tunisie a mis en place une nouvelle approche originale de traitement du chômage des jeunes qui a permis de réaliser des résultats fort intéressants. Cette solution se base sur un principe relativement simple mais d’une logique et d’une cohérence certaine : le chômage doit être traité au plus près, là où il est « produit »,  par les structures universitaires qui en sont responsables.

Autrement dit, c’est à l’institution universitaire qui a mal ou pas assez bien formé le jeune de le rappeler et de trouver avec lui d’éventuelles solutions à son chômage. Cette démarche reconnait la responsabilité des universités dans la situation présente et leur donne la possibilité (la chance) de rectifier leur tir pour éviter les dérives actuelles. Contrairement à l’approche du ministère de l’emploi, nous sommes donc dans une démarche à la fois curative et préventive, émergente plutôt qu’imposée.

Une fois rappelé (et sélectionné) par son institution d’origine, le jeune est intégré à un programme basé sur 3 grands axes d’intervention : des formations sur des « soft skills » au sein même de son ancien établissement complétées par une formation sur une compétence technique discriminante pour le futur emploi / projet ; un tutorat pour chaque jeune assuré par l’un de ses anciens enseignants ; des stages formateurs dans des entreprises partenaires. Les institutions universitaires et les entreprises qui s’engagent dans ce programme le font dans le cadre de leur stratégie de RSE.

Bien que entièrement basés sur le bénévolat et le sens de la responsabilité des universitaires impliqués, huit programmes « Nouvelle Chance » ont déjà été lancés dans  six établissements universitaires différents, avec des taux d’insertion professionnelle qui varient entre 70 et 80%. Des taux bien meilleurs que ce que réalise le ministère de l’emploi et de la formation professionnelle.