Le Cercle Kheireddine propose un New Deal pour sortir de la crise économique

21 Février 2017

Le Cercle Kheireddine, l'Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts  < Beït El Hekma >  et l'Association tunisienne des économistes <asectu> ont organisé une conférence intitulée "La Tunisie face à ses grandes crises économiques - Les voies de la sortie" qui sera présentée par le Professeur Mahmoud Ben Romdhane, Président du Conseil d'Orientation Stratégique du Cercle et membre de l'Académie, et ce, le samedi 21 janvier 2017 à  9 h 30 au siège de Beït El Hekma (25, avenue de la République, Carthage Hannibal).

L'objet de cette conférence a été d'examiner la crise économique actuelle dans une perspective comparative avec les crises économiques précédentes que notre pays a connues ; en particulier la crise du milieu des années 1980. Il s'agit d'analyser chacune de ces crises pour en dégager l'ampleur, la nature et les impacts socio-économiques respectifs. L'analyse porte également sur les traitements dont elles ont fait l'objet en termes de politique publique tant économique que  sociale. Dans un second temps, il s’agit de porter un regard détaillé sur les différents aspects de la crise actuelle,  en la comparant aux crises (s'il en est) qu'ont connues les pays qui ont vécu, à l'instar de la Tunisie, des transitions politiques. Il s'agit, enfin, de scruter les voies qui permettraient de sortir de la crise actuelle et d'offrir à notre pays des perspectives de croissance et de prospérité partagées.

Un débat animé avec la participation d’anciens ministres et Premier ministre
 

De la salle, et après la présentation du conférencier par Monsieur Abdelmajid Charfi Président de Beit El Hekma et l’introduction de la scéance effectuée par Madame Mounira Chapouteau, la conférence a été suivie par une assistance nombreuse et attentive composée d’éminentes personnalités  qui verront Afif Chelbi, président du Cercle Kheireddine, les inviter à honorer le débat. Mustapha Nabli, Néjib Chebbi, Rachid Sfar, Mohamed Haddar et bien d’autres ne manqueront pas l’aubaine d’un travail qu’ils jugent inachevé. Le conférencier n’a, en effet pas identifié les remèdes correspondants à son diagnostic. Ainsi, le New deal social de solidarité qu’il propose, ne va-t-il pas impliquer davantage de cadeaux sociaux coûteux, alors que l’économie et les finances publiques sont sur les genoux ?

L’ancien Premier ministre Rachid Sfar a affirmé être resté sur sa faim. «C’est une simple introduction», dira-t-il,n’appelant à organiser et structurer le débat sur les alternatives économiques.
 

De son côté, Néjib Chabbi a évoqué l’apport que représenterait un pari majeur sur «le savoir», sur les formations innovantes et les technologies de pointe afin de gagner la révolution numérique, à travers un plan stratégique sur les priorités majeures de l’économie mondiale.
 

Quant à Mohamed Haddar, il a, au nom de l’Association des économistes tunisiens, regretté que les économistes ne soient «pas vraiment associés» à la réflexion officielle à propos de la crise économique. Ce serait une bonne résolution que de mieux les associer comme ossature à une véritable mobilisation nationale pour contribuer à rétablir l’autorité de l’Etat et les fondamentaux économiques requis, en appui à l’action résolue du gouvernement d’union.

 

Ci-joint le texte de la conférence.