Grand succès à Rome le 4 Mai 2017 du l’Appel pour un appui international à la Tunisie relancé par le Cercle Kheireddine avec la Fondation Craxi

04 Avril 2017

 

Après la rencontre de Paris du 15 septembre 2016 et la signature d’un grand nombre d’éminents économistes français, plus de cinquante personnalités italiennes de premier plan dans différents secteurs ont signé l’appel du Cercle Kheireddine lancé jeudi matin à Rome (voir ci-joint la liste des premiers signataires).
. Adressé à la communauté internationale et aux institutions financières régionales et internationales, cet appel souligne l’urgence d’un appui notamment financier d’un montant de 20 milliards d’euros sur les 60 milliards d’euros nécessaires à la Tunisie pour financer son plan de développement 2016 – 2020. A noté que la rencontre de Rome s’est tenue la veille de la tenue du Sommet du G7, les 26 et 27 mai à Taormina (Sicile).

L’appel a été lancé conjointement avec le Cercle Kheireddine à la faveur d’un important colloque organisé sous le thème de « La Tunisie, un Espoir dans la Méditerranée, par la Fondation Craxi, au siège de la représentation de l’Union européenne dans la capitale italienne, en présence de membres des gouvernements italien (le ministre des Affaires étrangères, Angeiino Alfano et le ministre des Biens et Activités culturelles et du Tourisme, Dario Franceschine) et tunisien (Riadh Mouakhar et Mohamed Zine El Abidine) et des ambassadeurs des deux pays, Moez Sinaoui, à Rome et Raimondo De Cardona à Tunis). Ouided Bouchamoui, présidente de l’Utica et son homologue Giovanni Otati, étaient parmi les invités d’honneur. Les présidents de la République italienne, Sergio Mattarella et tunisienne, Béji Caïd Essebsi ont salué cette initiative et lui ont apporté leur soutien (voir ci-joint le texte du message de Monsieur Béji Caïd Essebsi).

En cinq sessions, pendant toute la journée du jeudi, devant des centaines de participants (500 demandes d’inscriptions n’ont pu être satisfaites) et plus de 60 journalistes, le colloque de la Fondation Craxi a traité de la Tunisie sous divers aspects. Tour-à-tour, universitaires et figures de renom ont analysé l’histoire passée et récente, « la plus belle des constitutions », la politique méditerranéenne, l’Euromed et la démocratie locale, et la Tunisie en tant que passerelle entre l’Occident et le monde arabe, terre de rencontre entre les civilisations et la culture.

Chékib Nouira a présenté l’appel au nom du Cercle Kheireddine rencontrant un large échos dans la salle. Il a conclut son intervention en soulignant : «Nécessaire et urgent, c’est ce soutien qui évitera à la Tunisie une prolongation excessive de la phase récessive, porteuse de toutes les menaces, pour le pays et pour la région.» 
Raja Farhat a fait, pour sa part, une communication exceptionnelle dans l’évocation des relations entre la Tunisie et l’Italie.
Une forte délégation tunisienne

La Tunisie y est représentée par une forte délégation comprenant outre l’ambassadeur Moez Sinaoui et Mme Bouchamaoui, notamment :

  • Riadh Mouakher, ministre de l’Environnement et du Développement local,
  • Mohamed Zine El Abidine, ministre de la Culture,
  • Mourad Fradi, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie tuniso-italienne
  • Tarek Ben Ammar
  • Afif Chelbi, Cercle Kheireddine
  • Chekib Nouira, Cercle Kheireddine,
  • Abdessalem Ben Ayed, Cercle Kheireddine,
  • Tarek Chaabouni. Cercle Kheireddine
  • Raja Farhat, Cercle Kheireddine

Les présidents Mattarella et Caïd Essebsi en appui

Dans un message d’appui, le président de la République italienne, Sergio Mattarella, a souligné que « la Tunisie, rempart de sécurité et de paix dans le bassin méditerranéen, mérite aujourd’hui plus que jamais, un soutien significatif et urgent pour réussir son décollage économique et faire face à ses défis sociaux. »

De son côté, le président Béji Caïd Essebsi a salué l’initiative de la Fondation Craxi conjointement avec le Cercle Kheireddine et rappelé « les échanges fructueux » qu’il a eu avec son homologue le Président Mattarella ainsi que de hauts dirigeants italiens lors de sa récente visite en février dernier à Rome. « Nous n’avons d’autre choix pour consolider notre démocratie naissante, a-t-il déclaré, que de renforcer notre programme de réformes ce qui exige une contribution substantielle de la part de nos partenaires, notamment européens. »

Pour un soutien fort et rapide

L’ancien chef du gouvernement italien,Silvio Berlusconi, empêché en dernière minute de prendre part au colloque, a souligné que « la Tunisie est la seule démocratie qui a réussi après le Printemps arabe et joue un rôle essentiel dans la stabilité et la sécurité de la Méditerranée. Nous devons multiplier nos efforts en sa faveur et promouvoir une politique européenne forte de soutien à sa croissance et à la création des emplois pour ses jeunes.
Stefania Craxi sera émouvante et édifiante en tenant comme elle l’a bien mentionné « le langage de l’esprit et celui du cœur ». « Les 20 milliards d’euros nécessaires à la Tunisie en complément à ses propres ressources ne représentent que 6% de la dette grecque. Ne pouvons-pas nous les lui procurer et d’urgence, pour faire réussir sa transition démocratique ? » lancera-t-elle.
Ouided Bouchamoui ne cachera pas la gravité de la situation économique en Tunisie, mentionnant « une crise de très grande ampleur » et lançant « un cri d’alarme, un cri de cœur ». « Nous ne demandons pas un soutien, mais une coopération mutuellement bénéfique, dira-t-elle. La solidarité avec la Tunisie s’impose en impératif urgent et en exigence du sens de la responsabilité » (voir ci-joint le texte de la communication de Mme Bouchamoui).
Le président du patronat italien, Giovanni Otati sera d’un total soutien. « En plus de toutes les considérations, la Tunisie est un grand portail pour la Libye et l’Afrique subsaharienne », soulignera-t-il.
L’ambassadeur Sinaoui, a rendu un double hommage à l’Italie et à la Fondation Craxi, saluant la mémoire de l’ancien chef du gouvernement Bettino Craxi, « un grand homme d’Etat qui a toujours parlé d’un avenir partagé et œuvré pour l’amitié entre nos deux pays et la paix dans la Méditerranée. »
Son homologue, l’ambassadeur De Cardona témoignera des avancées accomplies en Tunisie, «un pays aujourd’hui plus sûr qui garantit les droits, sécurise les intérêts des investisseurs et offre un potentiel important de croissance économique.»
Mourad Fradi y apportera des confirmations en  mentionnant le succès de Tunisia 2020, l’adoption du Plan de développement et du code des investissements, et les indicateurs en croissance durant le 1er semestre 2017.
« Combien de temps encore les Tunisiens continueront-ils à patienter sagement face aux fausses promesses de la communauté internationale et au manque de soutien », s’interrogera de son côté Tarek Ben Ammar. 

http://www.ansamed.info/ansamed/it/notizie/rubriche/politica/2017/05/04/...

https://www.agenzianova.com/a/590baa65dd2298.25666473/1558419/2017-05-04...