CONTRIBUTIONS DU CERCLE KHEIREDDINE POUR UN MODELE DE DEVELOPPEMENT TUNISIEN RENOUVELE

Date de publication: 
06 Mars 2017
0
Aucun vote pour le moment

en librairiele livre du Cercle Kheireddine

Publié avec l’appui de la Fondation Konrad-Adenauer-Stiftung

Synthèse des tables rondes (2014 – 2016)

CONTRIBUTIONS DU CERCLE Kheireddine

POUR UN MODELE DE DEVELOPPEMENT TUNISIEN RENOUVELE

Plus équilibré régionalement et socialement

Plus ambitieux internationalement

Près de six années après le 14 janvier 2011, la Tunisie est à la croisée des chemins. Le  pays a besoin d’idées novatrices et de débats apaisés sur les enjeux économiques et sociaux, à la hauteur des aspirations populaires. En publiant, dans le présent recueil, la synthèse des travaux des tables rondes organisées entre 2014 et 2016, le Cercle Kheireddine «منتدى خير الدين» a l’ambition d’apporter sa contribution à ces débats en formulant des éléments de réponse au questionnement central qu’il s’est posé : Pourquoi, depuis l’indépendance, le taux de croissance annuel moyen de la Tunisie n’a-t-il été que de 5% ? Autrement dit pourquoi le véhicule du développement a-t-il plafonné à 50 km/h au lieu de rouler à 100 km/h ? C’était significatif certes, mais insuffisant. Quels seraient donc les contours d’un modèle de développement renouvelé : 

  • plus équilibré régionalement,socialement et en termes de gouvernance
  • plus  ambitieux internationalement,avec un ancrage par le haut à l’économie mondiale et une remontée plus rapide des filières technologiques.

Le background diversifié des membres du Cercle Kheireddine constitue un atout pour évaluer objectivement le chemin parcouru (les réussites, les échecs et leurs causes), formuler des propositions basées sur les enseignements du passé et les analyses comparatives des expériences internationales

 

Dans ce cadre une table ronde a été organisé le 29 Avril  2017  pour la présentation du livre 

Présentation du livre « Contributions du Cercle Kheireddine : pour un modèle de développement tunisien renouvelé »

 « Nouvelle chance» : une approche originale pour faire face au chômage des jeunes

Le programme de cette matinée se présente comme suit :

-9h- Accueil/café de bienvenue pour les participants

-9h30- Présentation et discussion du livre « Contributions du Cercle Kheireddine : pour un modèle de développement tunisien renouvelé »

 -Intervenants :

  • Monsieur le professeur Mohamed Dachraoui, ancien Président du Cercle Kheireddine
  • Monsieur Afif Chelbi, Président du Cercle Kheireddine
  • Monsieur Holger Dix, Représentant Résident de la Fondation Konrad Adenauer

 

-10h15- « Nouvelle chance » : proposition d’une nouvelle approche de traitement du chômage des jeunes, Présentation du professeur Karim Ben Kahla

-10h40-11h: Témoignages d’intervenants et de jeunes bénéficiaires du programme « Nouvelle Chance ».

 

« Nouvelle chance » : une approche originale pour faire face au chômage des jeunes:

Le chômage des jeunes constitue le principal défi et sujet de préoccupation des tunisiens. Depuis 2011, le nombre des exclus du marché de l’emploi ; et plus particulièrement les diplômés parmi ceux-ci, n’a cessé d’augmenter. Un chômage aux répercussions économiques, sociales, politiques et même sécuritaires fort importantes.

Plusieurs solutions ont été mises en œuvre par le ministère de l’emploi et de la formation professionnelle sans réellement donner l’effet escompté. La courbe du chômage ne s’est pas inversée, beaucoup trop de jeunes ont perdu espoir et la confiance entre ceux-ci et l’Etat semble cassée.

L’Association Nouvelle chance Tunisie a mis en place une nouvelle approche originale de traitement du chômage des jeunes qui a permis de réaliser des résultats fort intéressants. Cette solution se base sur un principe relativement simple mais d’une logique et d’une cohérence certaine : le chômage doit être traité au plus près, là où il est « produit »,  par les structures universitaires qui en sont responsables.

Autrement dit, c’est à l’institution universitaire qui a mal ou pas assez bien formé le jeune de le rappeler et de trouver avec lui d’éventuelles solutions à son chômage. Cette démarche reconnait la responsabilité des universités dans la situation présente et leur donne la possibilité (la chance) de rectifier leur tir pour éviter les dérives actuelles. Contrairement à l’approche du ministère de l’emploi, nous sommes donc dans une démarche à la fois curative et préventive, émergente plutôt qu’imposée.

Une fois rappelé (et sélectionné) par son institution d’origine, le jeune est intégré à un programme basé sur 3 grands axes d’intervention : des formations sur des « soft skills » au sein même de son ancien établissement complétées par une formation sur une compétence technique discriminante pour le futur emploi / projet ; un tutorat pour chaque jeune assuré par l’un de ses anciens enseignants ; des stages formateurs dans des entreprises partenaires. Les institutions universitaires et les entreprises qui s’engagent dans ce programme le font dans le cadre de leur stratégie de RSE.

Bien que entièrement basés sur le bénévolat et le sens de la responsabilité des universitaires impliqués, huit programmes « Nouvelle Chance » ont déjà été lancés dans  six établissements universitaires différents, avec des taux d’insertion professionnelle qui varient entre 70 et 80%. Des taux bien meilleurs que ce que réalise le ministère de l’emploi et de la formation professionnelle.